le Chapon Fin, un restaurant à redécouvrir.

le Chapon Fin, un restaurant à redécouvrir. 

Le restaurant le Chapon Fin appartient à ces adresses d’exception qui font la richesse du Bordeaux gourmand. L’arrivée du chef Younesse Bouakkaoui m’a offert l’opportunité de revenir dans ce lieu unique à l’architecture insolite, au passé glorieux. Je partage ici, impressions et émotions culinaires sur ce temple de la haute gastronomie et des grands vins. 

Un décor chargé d’histoire, opulent et singulier.  

L’entrée du restaurant tout en discrétion et sobriété contraste avec la suite, un décor opulent et singulier, une folie baroque typique du XIX siècle. L’amateur de belle table en sera émerveillé tant il est surprenant de voir un espace historique ayant traversé les années sans perdre ses ornements d’origine. 

Imaginez une vaste salle à manger aux murs décorés de faux rochers agencés en une suite de grottes artificielles capable de contenir tables et convives. La hauteur du lieu a permis à l’architecte Cyprien Alfred Duprat d’ajouter un balcon auquel on accède par un étroit escalier de fausses pierres à la rampe moulée comme un tronc d’arbre. Cette mezzanine conçue pour accueillir deux tables offre une place de choix à ceux qui ont le privilège de s’y installer. On les nomme les tables royales selon une tradition qui en réservait l’usage au souverain. Depuis le balcon, on plonge sur l’espace central du restaurant et sur l’autre élément classé du restaurant, un treillis en bois peint orné de médaillons portant les noms des illustres visiteurs de l’endroit. Le roi Alphonse XIII d’Espagne y cohabite avec la grande actrice Sarah Bernardt et le célèbre critique gastronomique Curnonski. 

La magnificence du décor laisse entrevoir les heures de gloire du Chapon Fin sans que l’histoire pèse sur le convive. En salle se joue un spectacle contemporain imaginé par une équipe fière de s’inscrire dans les pas de prestigieux ainés mais bien ancrée dans le présent. 

Depuis 1825, date de la création du restaurant, les lieux ont connu une longue période de prospérité sous la houlette de Joseph Sicart avant de connaître un destin plus chahuté depuis une première vente en 1960. 

L’affaire, propriété de madame Sylvie Cazes, une grande figure du vin, est aujourd’hui dirigé par son fils François Regimbeau. En 2023, il a décidé de donner une nouvelle impulsion à la table et a confié les cuisines au chef Younesse Bouakkaoui.

En cuisine le chef Bouakkaoui

A Bordeaux, on connait bien le chef Younesse Bouakkaoui, un des rares locaux de la scène culinaire Girondine. Cet enfant du Médoc a fait ses classes à Cordeillan Bages à la grande époque de Thierry Marx, de Jean-Luc Rocha et des deux macarons Michelin. Il a continué son parcours avec le Domaine de Raba puis la Table de Montaigne, restaurant intimiste au cœur d’un hôtel de charme typiquement Bordelais. 

Younesse Bouakkaoui ambitionne de faire revenir au Chapon Fin une clientèle de gourmets sensibles à une cuisine française où une juste dose de modernité vient réveiller des recettes ancrées dans la tradition et le terroir.

 

Le chef et l’équipe de salle vont travailler les arts de la table, la mise en scène soignée du repas et l’élégance des assiettes.

Le Menu du Chapon Fin, impressions et émotions by Sophie Juby

Au nouveau Chapon fin, on déjeune en trois temps, dans un souci de rapidité et de budget maîtrisé ou on se fait plaisir autour d’une proposition en six plats, le menu Sarah Bernardt qui comprend deux entrées, poisson, viande et deux desserts. A chaque fois, haute gastronomie oblige, le repas sera précédé d’un trio d’amuse-bouches et se terminera sur une dernière note sucrée composée de délicates mignardises.  

Invitée au déjeuner de printemps, j’ai eu la chance de tester le menu Sarah Bernardt. Je vous livre ici mon retour d’expérience, mes notes de dégustation. 

Accueillis par le maître d’Hôtel Germain Thullier, nous avons commencé par explorer les lieux à la recherche de la table idéale. Le choix s’avère difficile entre le lumineux atrium, les grottes intimistes et le balcon avec vue. Ce jour-là, j’ai craqué pour l’ambiance atypique d’une grotte, imaginant pour quelques instants me divertir en compagnie de Louis II de Bavière, prince fantasque aux châteaux décorés de rocaille. 

Isolée du monde dans mon refuge du moment, j’ai pu me concentrer sur notre table, nos assiettes et les recettes. Ce fut un pur moment de bonheur, un spectacle orchestré avec malice par Germain Thullier qui partage anecdotes et connaissances sur l’histoire de la restauration. 

Comme au théâtre, nous avons entendu les trois coups, trio d’amuse-bouches : anguille fumée, espuma de parmesan et œuf confit, mayonnaise au citron et sa mouillette croustillante. 

Et puis en levée de rideau, une fantaisie culinaire, billes à croquer qui laissent exploser en bouche une larme de cocktail orange spritz ou de mojito sans alcool. Un joyeux préambule qui annonce une suite pleine de surprises et de découvertes. 

En guise de premier acte, une Scarmoza, cœur de mozzarella fumée montée en écume et servie sur une huile de roquette, le tout surmonté de billes croquantes à base de farine de riz travaillé comme du riz soufflé. Un plat moderne et gourmand à l’image du repas à suivre. 

Le second acte a marqué nos esprits par son parfait équilibre entre un visuel délicat et une recette qui sublime son terroir dans un esprit très contemporain. 

Le chef a travaillé le foie gras du Périgord en millefeuille, avec une alternance de pâte filo croustillante et de foie cuit en terrine. Il a surmonté sa création d’une rosace de champignon brun de Lormont coupé en carpaccio et l’a décoré d’un sirop de sureau noir emprisonné dans une goutte formant larme. 

Pour ajouter au story telling impeccable, on nous raconte que les fleurs de sureau noir ont été ramassées à Eysines par le chef lors de sa promenade matinale. 

Pour suivre, un rouget farci d’herbes fraîches et sa soupe de poisson de roche et un cœur de veau rôti, deux plats parfaitement exécutés et bien mis en scène par le service en salle des jus et sauces. Cuissons impeccables, saveurs raffinées, on se régale.

Au cinquième acte, le chef Younesse Bouakkaoui cède la place au pâtissier, Thomas Guillot qui nous invite à poursuivre l’aventure en parfaite harmonie avec les débuts. Nous aurons une recette chocolat café, idée de moka déstructuré et servi en tuile cacao. 

Le final est à la hauteur avec un roulé framboise d’une grande subtilité et d’une infinie beauté avec sa fleur en glace de maïs roulée et pétales de meringue. Cette douceur s’accompagne d’un verre de pétillant framboise, un jus légèrement fermenté et montée en syphon, l’ultime touche de peps et de bonne humeur de ce déjeuner de fête. 

Le chef Pâtissier Thomas Gillot présente ses créations, moka déstructuré et roulé framboise, une version modernisée de deux classiques du répertoire français.

Le rideau se ferme sur les mignardises, ultime douceur aux parfums de miel qui nous laisse la bouche finement sucrée et l’esprit moelleux comme la guimauve qui accompagne. On applaudirait bien des deux mains comme au spectacle mais une certaine retenue nous en empêche. 

Nous nous attardons encore un peu pour prolonger l’expérience et prendre la mesure de tout ce qui nous reste à découvrir. En plus d’une cuisine exquise, le Chapon Fin dispose d’une des plus belles cartes des vins de Bordeaux. La cave en sous-sol qui abrite une salle de dégustation comprend plus de mille références dont les meilleures cuvées de la région. 

Histoire, architecture, gastronomie et grands vins, le restaurant le Chapon Fin appartient à ces lieux patrimoniaux qui méritent une visite. L’arrivée d’une nouvelle équipe, soucieuse d’offrir le meilleur ne peut que nous réjouir et faire de cette table mythique une belle adresse à redécouvrir. 

restaurant le chapon fin Bordeaux

Le Chapon Fin

Ouvert du mardi au samedi
5 rue Montesquieu
33000 Bordeaux
Tél. : 05 56 79 10 10
Menu à partir de 45€ le midi.
Menu Sarah Bernhardt 78 et 99 le soir

Sens Bistro contemporain, l’étoile montante de la gastronomie Bordelaise

Sens Bistro contemporain, l’étoile montante de la gastronomie bordelaise.

Alexandre Bru, un chef de la short list des meilleures tables gastronomique du guide le Meilleur de Bordeaux 2022 reçoit en novembre, le Fork award 2022 en compagnie de cinq autre jeunes restaurateurs. Ma sélection est confirmé par le public. Trop miam ! Félicitations Alexandre.

Alexandre Bru, restaurant Sens Bistrot Contemporain, Bordeaux

Pour le plaisir de partager une bonne adresse, je te dis pourquoi on aime Sens Bistro contemporain

Une salle à manger vaste et confortable

Pour une première installation, Loren et Alexandre Bru ont choisi le secteur cité administrative – Primerose, un quartier bourgeois pour une adresse cosy. La salle à manger vaste et lumineuse offre aux convives tout le confort d’une table gastronomique avec ses sièges en velours gris et jaune et ses tables en bois clair. Le décor annonce le style de cuisine proposé par le chef, français et contemporain. Le soir, on choisit entre les deux menus Éveil des sens en 6 plats ou Découverte en 4 puis on se laisse porter par les good vibes et l’ambiance chaleureuse crée par Lauren, la femme du chef. Son homme nous propose une cuisine créative et raffinée servie par des présentations délicates de précision. Les assiettes d’Alexandre Bru séduisent l’œil et flattent le palais.

La Salle à manger du restaurant Sens Bistrot Contemporain, photo @sophiejuby

Alexandre Bru, une cuisine de saison précise, juste et délicatement présentée.

En novembre, j’ai adoré son menu d’automne aux parfums boisés où chaque recette est mise en valeur par une présentation d’une infinie délicatesse. On aime l’assiette dès qu’elle arrive, nette, lisible, puis on goûte le service en salle digne d’un bel étoilé avec pour chaque plat l’ajout d’une sauce, d’un jus réduit. La dégustation fait le bonheur de nos papilles émoustillées par la mise en scène. Les cuissons parfaites subliment les beaux produits, tous sourcés avec un soin infini par le chef qui choisit ses producteurs en Aquitaine. Rien n’est laissé au hasard, pas même le pain bio qui vient de la maison Grain, une nouvelle adresse de qualité du quartier Saint Seurin.

Éveil des sens, le menu de novembre en images :

  • Mises en Bouche
  • LA BETTERAVE, Parfumée au café blue mountain, myrtilles lacto-fermentées,  crème de burrata et hibiscus
  • LA LANGOUSTINE, Condiment citron brulé, ail noir, bouillon base be siap et huile de carcasses
  • LA LOTTE, Cuite à la vapeur douce, cannelloni de champignons, pignons de pin, purée de persil à l’ail confit, chanterelles au vin jaune du Jura et jus brun d’arêtes au Lillet rouge
  • LE PORC BASQUE DE LA FERME ELIZALDIA Travail autour de la châtaigne, butternut rôti au miel de châtaigner de Thibault Chaumont, shiitakés
    et jus de cochon infusé à la fève de Tonka
  • LE SAINT-MARCELIN DE CHEZ PIERRE ROLLET Coing, pomme pink lady et cidre du domaine Eric Bordelet
  • LE CHOCOLAT ET L’ALGUE Le chocolat Mayan red 80 % de la maison xoco en jeu de textures, algues et agrumes

Chez Sens Bistrot Contemporain, effet waouh dès les amuse-bouches.
Le Saint Marcellin servi chaud et travaillé en idée gourmande.

On se quitte en douceurs avec quelques mignardises, pâtes de fruit et truffes maison, une conclusion digne d’un étoilé pour cette belle adresse dont on va continuer de parler. Sens Bistrot Contemporain, l’étoile montante de la gastronomie bordelaise, me semble bien parti pour faire un très joli parcours.

Sens Bistro Contemporain

  • 93 rue de Soissons, Bordeaux
  • 09 83 45 52 29
  • Le midi menu 24€, le soir 58€ et 75€
  • Mardi soir, mercredi au vendredi midi et soir + samedi soir

Mon dîner chez Blisss, top restaurant à Bordeaux

Diner chez Blisss, restaurant gastronomique à Bordeaux permet de vivre une expérience culinaire unique que je me propose de vous raconter par le menu. 

Deux heures de cooking show dans un décor de nature théâtralisée

Nous sommes en périphérie de Bordeaux, au pied de l’immeuble d’un quartier populaire qui abrite aussi une supérette et un coiffeur exotique. L’endroit surprend mais attention les yeux, une fois la porte franchie, Waouh ! C’est parti pour deux heures de cooking show dans un décor de nature théâtralisée. Ici les murs sont couleur café, les piliers habillés de pierres blondes et les tables sculptées en orme massif. La vaisselle de céramique artisanale, les bouquets de fleurs séchées et les fauteuils en toile beige ajoutent au côté chaleureux de l’ensemble.

Ensuite, il y a l’accueil d’Isabelle, femme et partenaire du chef depuis les débuts de leur aventure entrepreneuriale. Nous voilà pris en charge avec sourire et professionnalisme, y’a plus qu’à se laisser guider. Ce soir, c’est plaisir.

Chez Blisss, le chef est joueur

Très vite, nous sommes mis au jus. Chez Bliss, on participe, on joue avec le chef qui nous fait signe depuis le fond de la salle largement ouverte sur la cuisine. Il nous a imaginé un spectacle gastronomique et ludique dans lequel le convive est invité à entrer dans le Game, une suite de 9 énigmes à la découverte des ingrédients qui entrent dans les recettes du chef. 

A l’apéritif, Isabelle nous explique les règles du jeu. En premier, on déroule le message posé sur la table qui comporte la liste des produits utilisés au repas du soir. Nous aurons pour mission de nommer pour chaque plat, les trois items qui le composent. Je n’en dis pas plus, la surprise est un élément fort du scénario. 

Juste pour vous faire sourire, je dirai que l’on s’embrouille facilement et que parfois on oublie l’évidence. 

Mon dîner chez Blisss, le menu

Blisss, le menu ce soir là

  • Une tomate mozzarella revisitée posée sur une mini fajita décorée de pousses comestibles
  • Un œuf parfait aux petits pois et œufs de poisson
  • Une raviole ouverte, un voile végétal recouvrant un saumon cuit à très basse température, radis Red meat, Green meat et sorbet tagète.
  • Une assiette terre-mer composée de foie gras poêlé, coque, artichaut, feuilles de capucine et émulsion de lait d’artichaut au jus de coquillage.
  • Le cochon en trois façons, poitrine grillée, filet tendre et jarret en cromesquis, betterave crue et cuite, aillet. 
  • Un roulé de chèvre au concombre, salicornes et râpé d’huître
  • Pré-dessert pamplemousse, crème brulée et wasabi
  • Dessert fraise, rhubarbe et asperges vertes croquantes.
  • Amuse-bouche, moelleux chocolat, avocat au thym citron

Feu, flamme, fumée, chez Blisss, on s’amuse avec les effets spéciaux

Ici la mise en scène et les présentations participent à la dégustation. Chaque plat arrive dans une assiette originale pensée comme un écrin aux délicates préparations du chef. Elle peut être portée par Anthony lui-même, son fils Jullian ou Ali, le gentil commis dans une appropriation du cérémonial de la gastronomie française et de la tradition du service en salle. Chez Blisss, on flambe, on découpe, on verse la sauce sous les yeux des convives ravis qui, incapables de résister à l’appel du portable, filment et photographient les moments forts. 

Côté effets spéciaux, ici c’est la fête. Ensuite vient l’assiette et les recettes d’Anthony, des propositions de saison qui nous mettent les papilles au plafond. Le visuel accroche et la dégustation séduit. Les cuissons sont justes, les associations bienvenues et les aromatiques légèrement dosés. Nos sens s’affolent de tant de câlins en bouche. 

Last but not least, le vin. Le menu surprise appelle l’accord mets et vins confié aux soins d’Isabelle qui fait découvrir des associations nouvelles. Moi, la Nantaise, j’ai adoré son muscadet bio servi au dessert tout comme j’ai apprécié le chenin, un Saumur blanc sur les entrées et un vin du sud pour le cochon. 

Je n’en dirai pas plus, je vous suggère de faire votre propre expérience et de vivre vous aussi l’aventure Blisss. Simple conseil, réservez à l’avance, le restaurant affiche souvent complet. 

Enfin, tel un acteur de GN (jeu de rôle grandeur nature), je vous recommande de préparer votre repas avec soin. Pensez à votre costume, le cadre soigné, les présentations délicates et la cuisine d’auteur méritent un effort. Chez Bliss, on s’habille pour faire honneur à la brigade qui portent fièrement l’uniforme maison, une chemisette de toile brute et un grand tablier noir à une bretelle. 

Je vous laisse réfléchir à votre costume et n’aurais qu’à ajouter un grand merci à toute l’équipe qui a fait de mon dîner chez Blisss, un pur bonheur. 

Blisss

  • 98 avenue de Magudas
  • Lundi au vendredi le soir uniquement
  • Tables de 2 à 4 personnes maximum
  • Menu unique et surprise 94€ 

La Zoologie, nouvel hôtel avec rooftop, spa et terrasse cachée

Invitée à découvrir La Zoologie, un nouvel hôtel du cours de la Marne, je suis tombée sous le charme de ce lieu unique et atypique. Imaginez, un ancien bâtiment universitaire construit en 1903, abandonné depuis longtemps et reconverti en hôtel de luxe au coeur d’un quartier populaire en pleine restructuration. Pensez à une décoration contemporaine gaie, colorée et design et vous avez la Zoologie, un hôtel et beaucoup plus. Je vous dit tout ici.

L’hôtel la Zoologie et sa monumentale entrée gardée de sculptures contemporaines, photo ©sophie juby

Le choix audacieux du secteur Gare Saint Jean, Bordeaux

Il fallait en avoir de l’audace pour implanter un hôtel de luxe au coeur d’un quartier populaire, loin de Bordeaux centre et de son triangle d’or. Visiblement François et Hélène Touber n’en manquent pas, ni de vista d’ailleurs. Car depuis les débuts du projet, il y a déjà six ans, le cours de la Marne a bien changé. En particulier, la ville a ouvert face à l’ancien Institut de Zoologie une allée piétonne paysagée de 2700 m2 permettant la liaison entre les places Dormoy et Meunier pour rejoindre les Quais. La Zoologie bénéficie désormais d’une vue dégagée sur un véritable jardin urbain avec vastes pelouses où il fait bon se reposer. On imagine aisément le touriste en visite à Bordeaux se promener le long de cette voie verte, découvrir la monumentale église Sainte Croix et finir sur les quais qui le mèneront au centre ville.

C’est une des sources d’étonnement d’un séjour à la Zoologie et il y en a bien d’autres à commencer par l’architecture et l’aménagement intérieur conçus dans le respect des origines, des volumes et des éléments de décor anciens tout en apportant confort et nouvelles technologies.

Un décor à l’équilibre entre sobriété et exubérance

Dès l’entrée, le visiteur de passage pénètre dans un monde singulier où se mêlent le neuf et le vieux, le passé de bâtiment universitaire et la belle modernité d’un hôtel de luxe. Nos hôtes ont conservé la construction originelle avec sa façade de pierres et de briques rehaussée d’un magnifique fronton ouvragé. Il lui ont ajouté deux ailes à l’architecture contemporaine pour créer un ensemble en U dont le centre est habité d’un jardin exotique. Pour cette rénovation, ils ont utilisés des matériaux bruts : béton ciré, béton brut, acier, verre et bois en conservant certains éléments de caractère ancien comme les superbes sols en carreaux de ciment de l’entrée, les inscriptions murales ou les magnifiques escaliers en pierre.

Côté mobilier : meubles de designer et oeuvres naturalistes façon cabinet de curiosité

Je pourrais disserter des heures tant il y a dire sur la décoration de l’hôtel. Les propriétaires ont travaillé en esthète dans un souci extrême du détail. Dans les chambres, tout participe à l’ambiance, les luminaires, les tentures murales, les fresques tapisserie et même le plateau d’accueil avec sa bouilloire en métal peint et ses verres colorés.

Une offre de restauration 7/7

L’hôtel dispose de nombreux spots de restauration que le visiteur pourra découvrir selon l’heure du jour et l’envie du moment.

Dans le bâtiment ancien, on trouve un bar avec son comptoir en marbre italien et un restaurant ou travaille sous nos yeux Renan Ozon et sa brigade. Le chef qui a notamment travaillé chez Marius et Jeanette à Paris affectionne les produits de la mer qu’il va chercher directement en criée. C’est d’ailleurs du poisson que j’ai testé dans la formule du jour, un maquereau servi avec une poêlée de légumes.

Nous avons déjeuné en terrasse, protégé de la ville, au calme du jardin extraordinaire, véritable poumon vert au coeur de l’hôtel. C’est une des belles surprises de l’endroit qui cache derrière sa façade classique un monde joyeux et coloré. Avec le rooftop qui ouvrira très vite, la terrasse cachée de la Zoologie mérite d’entrer dans la short list de nos adresses favorites. Car ne nous trompons pas, cet Hôtel s’adresse autant au bordelais qu’aux touristes de passage.

ici, on déjeune en terrasse au centre du jardin exotique, planté de variétés rares.

Un véritable lieu de vie pour les bordelais

Plus qu’un hôtel à dormir, la Zoologie offre un cadre aux bordelais pour se détendre, se restaurer et partir à la découverte de la ville. J’imagine aisément passer un moment en terrasse puis partir en balade dans le Bordeaux coloré des Capucins. J’y ferai mon marché puis délaisserait le ventre de la ville pour gagner Saint Michel et retourner vers Bordeaux centre.

L’autre option, c’est de s’offrir un moment à soi en profitant de l’espace détente qui dispose d’un bain bouillonnant, d’un sauna, d’un vaste hamman. Avec son entrée indépendante de l’hôtel, le spa de la Zoologie permet de venir se faire dorloter en journée et de déjeuner d’un Bota-bowls végétariens où d’un Zoo-bowls.

Le regard de Sophie Juby sur la Zoologie

Vous l’avez compris, j’ai adoré la Zoologie et son univers dédié aux sciences naturelles et au voyage, un thème qui fait sens à Bordeaux ville maritime enrichie par le commerce avec les îles. C’était une belle idée de s’appuyer sur le passé pour aller vers l’avenir et prendre une place de choix dans le nouveau Bordeaux dont l’histoire s’écrit désormais au sud dans le nouveau quartier d’Euratlantique.

Hôtel la Zoologie

📬 151 cours de la Marne

Réservation : https://www.hotelzoologie.com

☎️ 05 53 06 99 17

⏰ ouvert 7/7 du petit déjeuner au dîner

🍽 Menu du jour le midi 25 €

Le restaurant gastronomique à emporter,

Le confinement s’installe pour les restaurants. Sans visibilité mais pas sans idée, nos chefs ont beaucoup progressé dans leur offre à emporter depuis le premier Stop du printemps. Recettes et contenants sont mieux adaptés à cette nouvelle mode de vivre le restaurant. Voici pour exemple mon retour sur le menu du Davoli.

Le Davoli à emporter, mon retour d’expérience

Le Davoli, c’est une belle adresse gastronomique de Bordeaux, un restaurant du Meilleur de Bordeaux 2020. Quand le confinement s’est imposé à lui, le chef David Grangier a réagi rapidement avec une proposition de menu à emporter.

Le chef du Davoli, David Grangier. Olivier maître d’hôtel

J’ai tenté l’expérience en décembre. Bingo, la formule est gagnante. Avec le Davoli, cela se passe comme cela :

  • Chaque mardi, le 👨‍🍳 publie le menu de la semaine sur sa page Facebook
  • 🍽 à choisir parmi les deux entrées, deux plats et deux desserts
  • réservation ☎️ au 05 56 48 22 19 ou mail à contact@ledavoli.com
  • Retrait jusqu’à 12h30 pour le déjeuner et 19h30 pour le dîner. C’est Olivier qui t’accueille et te donne toutes les info .
  • 💲💲Le prix c’est 24€ /pers.
La mise en place à la maison.

Tous les plats se réchauffent dans leur contenant. Il faut compter 10 minutes minimum. Si les box sont passées au frigo tu peux dire 15 à 20 minutes au four à 180°.

Pour la dégustation, deux options, on mange dans la boîte ou on se la joue grand soir avec de la jolie vaisselle.

Et pour le goût ?

En vrai, c’est pas mal du tout. J’ai retrouvé l’esprit du Davoli. On est dans le registre d’une cuisine gastronomique à la Française. Le chef David Grangier s’est bien approprié le concept du click and collect avec des recettes créatives, savoureuses et qui supportent d’être réchauffées. Ses Saint Jacques en lamelles pochées dans un bouillon Thaï m’ont laissée une très jolie impression. L’Asie, nos voyages et les souvenirs de vacances se sont invités à notre table. Nous en avons oublié la box, le confinement et cette maudite pandémie qui nous prive de nos restaurants favoris.

Pour vous, j’ai demandé à David sa recette, je la partage ici :

le bouillon c’est un bouillon de poule fait avec des ailerons rôtis au four . Une fois sorti du four je les mais dans un rondeau d’eau froide avec une garniture aromatique sans coloration. Je le cuit 1h a frémissement puis le laisse infuser 12h. Je fais revenir du gingembre et citronnelle dans un peu de matière grasse et deglace avec le bouillon de poule, je porte à ébullition et je laisse infuser 2h . Je passe au chinois étamine et je rectifie en assainissement sel avec la sauce soja.

David Grangier, chef du Davoli, Bordeaux

Merci chef pour cette super recette. A refaire à la maison. On prend rendez-vous pour la suite et pourquoi pas pour les Fêtes. Comme nombre de ses collègues, David Grangier propose un menu spécial Noël . 56€ /pers. à commander avant le 21 décembre.

Les restaurateurs Bordelais innovent pour sauver leur peau

Article Mis à jour novembre 2020

Face à la pandémie du COVID 19, certains restaurants tentent de relancer leur activité. Le 11 mai, pas de réouverture pour les bars et les restaurants.

Un café en terrasse, le rêve. Mais c’est pas pour demain. C’est certainement une bonne mesure pour notre santé. C’est une catastrophe économique à venir pour le monde de la restauration.

Voici en partage quelques bonnes adresses qui proposent un menu à emporter en semaine

Mise à jour le 12/05/2020

La France est entré en déconfinement hier. Côté restaurants, rien de nouveau malheureusement, les chefs attendent toujours une autorisation d’ouverture . Pour sauver leur peau, ils sont de plus en plus nombreux à proposer leur carte à emporter.

Hier après deux mois de cuisine maison, de produits locaux et de recettes bien-être, j’ai eu envie d’une bonne pizza napolitaine . J’ai commandé à la Trattoria da Bartolo à Saint Augustin.

C’est le patron Bartoloméo qui gère les commandes. Derrière son masque, il continue à accueillir le client avec toute la chaleur du sud. Pourtant sa situation, comme celle de ses confrères, est délicate. Avec 45 personnes en chômage partiel, ce dynamique entrepreneur a quelques soucis. Il devient urgent de rouvrir même en mode dégradé.

En attendant, La Trattoria da Bartolo s’emporte et c’est un vrai bonheur. Voici quelques photos de notre pizza party.

Les menus à emporter chez nos chefs Bordelais – Tarif Novembre 2020 –

Le fonctionnement est souvent très simple. On passe commande la veille, on vient chercher dans un créneau donné.

  • Pastel – lundi au vendredi midi – menu complet 20€ / pers – à commander sur le site du restaurant : https://restaurant-pastel.com/commandes-a-emporter/ . retrait 2 quai des Chartrons-
  • le Cent 33 – Lundi au dimanche – à partir de 25€/pers – à commander sur le site http://www.cent33.com et à venir chercher 133 rue du Jardin Public
  • Atelier des Faures – lundi au samedi – Le midi formule Taloa à 7€ (galettes garnies, recette basque) le soir assiette à 16€ /pers et menu complet 26€ – à commander sur le site du restaurant https://www.atelierdesfaures.fr Retrait 48 rue des Fautes – quartier Saint Michel
  • TentazioniEnviron 25€ mais plat seul 12 à 15€ – à commander sur le site : https://www.tentazioni-bordeaux.fr/-menus-a-emporter.php – à venir chercher 59 rue du Palais Gallien Pas de proposition en ce moment
  • Julien Cruège – Lundi au vendredi – 23€ /pers – à commander par SMS au 06 86 41 80 98 ou sur le site du restaurant http://www.juliencruege.fr et à rechercher 245 rue de Turenne – proche des Boulevards- Cauderan –

  • Le Pavillon des Boulevards – lundi au vendredi -25€ /pers à commander la veille par SMS au 06 01 13 51 13 ou sur le site https://lepavillondesboulevards.fr et à rechercher 120 rue Croix de Seguey – proche de la barrière le midi.
  • Le Memes’tra Mardi au samedi Une carte avec des plats entre 12 et 18€ . Compter 25€ le menu complet à commander sur le site du restaurant https://www.restaurant-memestra.fr/index et à venir chercher 249 cours de la Somme.

La cuisine du monde à emporter

Le Mampuku pour voyager mais uniquement le soir du mardi au samedi. C’est une des adresses favorites des foodies. Un mélange Asie-Méditerranée qui déchire. en mode confinement, c’est un menu à 21€ à venir chercher 9 rue Ausone à Bordeaux

à commander sur le site : https://www.mampuku.fr

Les bistro bordelais à emporter

  • La Tupina. 6 rue Porte de la Monnaie
  • Pendant le confinement, il est possible de commander à La Tupina par téléphone des côtes de bœuf, magrets de canard, poulets rôti, frites cuites dans la graisse d’oie.. Pour passer commande, il suffit de réserver par téléphone au 05.56.91.56.37 ou SMS au 06.70.77.13.47

L’expérience du Cent 33

  • Dès le début du confinement le restaurant se met en mode à emporter. Emilie et Fabien Beaufour imaginent une action solidaire. Avec un marché financé d’abord sur fonds propres puis avec le soutien de fournisseurs ( Métro – artisans boulanger du quartier) le chef réalise des repas qui sont distribués gratuitement aux soignants sur réservation. Après 15 jours d’engagement, le Cent 33 passe le relais à d’autres structures et commence le drive pour ses clients.
  • le fonctionnement aujourd’hui: un menu unique valable la semaine . Le client réserve sur le site du restaurant http://www.cent33.com . On renseigne le nombre de couvert et l’heure de collecte soit le midi, soit entre 18 h et 20 h.
  • Est-ce suffisant pour faire vivre un restaurant ? Non clairement non. Contactée par téléphone, Emilie Beaufour me le confirme. Le Click and Collect permet seulement de payer une partie des charges fixes, de survivre et de garder l’affaire en ordre de marche. Cela ne paie ni le loyer, ni les emprunts.

Et demain ? Quel visage pour le restaurant de l’après Covid

Difficile de faire des prévisions sur l’avenir. Ce qui est certain, c’est que le travail en restaurant ne sera plus comme avant. De nouvelles règles d’hygiène s’imposeront. Port du masque, de gants et distanciation sociale sont les sujets à travailler.

En attendant le restaurant de demain, il faut que celui d’aujourd’hui vive. Alors si vous le pouvez, soutenez par vos achats vos adresses de quartier.

Le click and collect, c’est la réponse d’aujourd’hui pour la restauration traditionnelle.

Liste des restaurants qui s’emportent

Depuis la publication de cet article, vous êtes nombreux à me signaler vos adresses favorites qui ouvrent leur drive. Je sais que vous aimeriez me voir travailler le sujet plus en profondeur. J’aurais adoré citer toutes les adresses mais je manque de temps pour traiter le sujet.

Et pour dire vrai, blogger bénévolement est un luxe que je ne peux me permettre en ce moment.

Du changement côté Sophie Juby aussi. Mon second roman est sorti en juin 2020. Il a commencé sa vie gentiment. Mais là, bim, confinement et tout s’arrête. Pas juste. Alors comme dit papa Macron, on se réinvente. J’ai crée mon site de vente directe. https://sophiejuby.com/boutique . Vas faire un tour si tu as un moment.

L’incroyable Brunch du Gabriel

Last News : Après quelques mois d’interruption, c’est le retour de l’incroyable brunch du Gabriel, le Meilleur de Bordeaux. La formule reste identique mais le buffet déménage au niveau du restaurant gastronomique. Prix 2022 62€ / pers. Réservation sur le site de l’hôtel.

https://bordeaux-gabriel.fr/le-bistrot/

Un fabuleux buffet All inclusive, c’est la proposition du nouveau Gabriel pour son brunch du dimanche. En bonus la vue sur la place de la Bourse, la plus célèbre de Bordeaux.

10 Place de la Bourse, la plus belle adresse de Bordeaux

Le Gabriel est installé au centre de la place de la Bourse, une situation unique, au coeur du Bordeaux classique. C’est le plus joli spot de Bordeaux pour déjeuner et diner avec vue. Depuis ta table, tu bénéficies d’une perspective à 180° sur la Garonne, le miroir d’eau, le pont de Pierre et la caserne de la Benauge. Les lieux sont chargés d’histoire sans être figé dans le passé. La place bouge et vit au rythme des tramways qui s’arrêtent en son milieu.

En arrière-plan sur les quais, le miroir d’eau inauguré en 2006 donne une note joyeuse et populaire à l’endroit. Avec cette animation, les lieux perdent un peu de leur solennité et gagnent en humanité. Le miroir d’eau est devenu l’incontournable terrain de jeu des touristes et des Bordelais. Nul ne résiste à l’irrépressible envie de jouer avec le site. On marche, on danse et on se rafraîchit au contact de l’eau et de la vapeur. Depuis la terrasse du Gabriel, on suit toute l’animation de la place, comme au théâtre.

Le Gabriel a changé de décor avec son nouveau propriétaire.

En 2019, la famille De Boüard de Laforest connu pour posséder le célèbre Château Angélus, 1er Grand Cru classé à Saint Emilion, rachète le Gabriel. Son arrivée à Bordeaux signifie un nouveau départ pour l’emblématique institution de la place de la Bourse. Après de long mois de travaux, le restaurant a réouvert en juillet 2020. Du concept d’origine, seule l’organisation spatio-temporelle est restée: un bar au rez-de-chaussée, un bistro au premier et le restaurant gastronomique on top.

Côté décoration et ambiance, on a totalement changé de registre. Le nouveau Gabriel est :

  • cosy, chaleureux, confortable avec ses couleurs douces, ses tons de gris pâle, de bleu gris et de vieil or pour les fauteuils de velours.
  • résolument contemporain dans l’esprit avec ses lampes d’architecte, son plancher en point de hongrie bicolore, ses tables noires et ses murs paravents.

Le brunch du Gabriel se tient au premier étage, à la brasserie.

Pris en charge à notre arrivée par un sympathique maître d’hôtel, nous sommes conduits à notre table au premier. De là, nous avons accès à la salle réservée au buffet. Celui-ci est dressé en U avec en son centre un magnifique plateau de fruit de mer.

Le brunch du Gabriel : un fabuleux buffet All inclusive

Au menu en octobre :

  • Langoustines, crevettes, huîtres, les stars d’un brunch haute couture.
  • un assortiment de charcuterie, du foie gras et un excellent pâté en croûte maison
  • Côté mer : un ceviche de daurade, du saumon fumé et une tourte au saumon
  • Pour les foodies : des avocado toasts et des club sandwichs au poulet.
  • Pour les tradi : un très beau plateau de fromages.
  • Pour les veggies : deux salades à base de chou ou carottes, peut-être le point faible de l’offre.

Le plus compliqué avec le Brunch du Gabriel, c’est le choix. On serait tenté de tout goûter mais c’est impossible. Il faut faire des arbitrages, quel dommage ! A notre table, on a fait les gourmands, on a voulu aussi tester les plats chauds. Bonne pioche pour les ribs aux champignons des bois. Moins de chance pour le croque à la truffe, c’était pas vraiment le meilleur plan.

Côté sucré : un magnifique chariot de dessert

Au Gabriel, le final ne déçoit pas. Un somptueux chariot de dessert attend les invités au brunch. On se croirait devant la vitrine d’un grand pâtissier. Chacun repart à sa table muni d’une assiette gourmande. On partage, on fait tourner les assiettes. Tout est délicieux, on regrette presque de ne pas avoir commencé par cela. La prochaine fois on refait tout mais à l’envers.

Que vous dire de plus sur le Brunch du Gabriel ?

je pourrais vous parler du prix. Ici, c’est 54 € par personne. On est d’accord, 54 € , c’est une somme. Cependant, pour un brunch ultra-luxe et pour une formule tout compris, Le Brunch du Gabriel reste une superbe proposition. Je vous le recommande en famille ou entre amis, c’est une excellente idée pour un dimanche d’automne.

Le Gabriel

🏠 10 place de la Bourse

🕙 ouvert tous les jours. Brunch le dimanche de 11h30 à 15h

☎️ 05 56 30 00 80

Déjeuner au nouveau restaurant Caviar de Neuvic.

Mise à jour 2022 : du nouveau au comptoir de Neuvic. Brunch du jeudi au samedi 39€

Le Brunch à l’anglaise servi du jeudi au samedi est proposé en formule all inclusive avec jus de fruit, boisson chaude, viennoiserie, avocado toast, dessert et plat chaud, une vraie dégustation avec le beurre de caviar en mouillettes pour l’œuf au plat et un écrasé de pommes de terre surmonté d’une généreuse cuillère de 15 grammes des précieuses perles noires.

Installé depuis décembre 2019 passage Sarget, à Bordeaux, Caviar de Neuvic étend son offre. Après l’épicerie, le producteur du Périgord propose désormais une restauration sur place. La courte carte composée de plats signatures permet de découvrir un met souvent confiné aux restaurants très étoilés. 

Invitée à tester les nouvelles propositions, j’ai craqué pour le croque-caviar. Je vous en dis plus ici.

La boutique Caviar de Neuvic de Bordeaux

Nous sommes 14 passage Sarget, au cœur de l’emblématique Triangle d’or Bordelais. Le caviar, produit d’exception, a trouvé sa place dans une galerie historique de la ville à la décoration raffinée. 

Echoppe-écrin dédiée à la marque Neuvic, le numéro 14 a commencé par une offre d’épicerie fine avec le caviar présenté en boites de 30 gr à 500 gr et d’un assortiment de spécialités à base d’esturgeon réalisées au domaine : rillettes d’esturgeon, beurre de caviar, sel aromatisé…

On peut y faire son marché, picorer quelques boîtes, y ajouter une bouteille de vodka, un champagne et l’emporter à la maison pour se faire plaisir à deux.

On peut aussi choisir de consommer sur place, de s’installer au comptoir ou en terrasse. Et pour un moment VIP, une salle à l’étage permet de réunir clients professionnels ou amis (sur réservation uniquement)

Le restaurant pour une pause déjeuner unique

L’ouverture officielle du restaurant Caviar de Neuvic de Bordeaux est prévue le 14 juillet. L’équipe est dans les starting blocs, la chef Marta Serrano et Marine en salle sont prêtes à accueillir en toute simplicité les gastronomes en quête de nouvelles sensations. L’idée de ce nouveau restaurant Bordelais, c’est de déconfiner le caviar. Laurent Deverlanges, patron de la maison Neuvic, ambitionne de faire découvrir son produit au plus grand nombre. Pour cela, il a missionné la cheffe sur la création d’une carte moderne qui mette le produit en valeur à travers des recettes sortie de l’univers du bistro tartare de bœuf, risotto ou œufs brouillés.

Mais ici, les classiques du bistro s’embourgeoisent. Chaque recette sera sublimé par une cuillère de caviar servie avec générosité. Si on choisit la formule du jour à 23 €, c’est 15 grammes des précieuses perles noires qui viendront sublimer notre plat. Et pour le même plat à la carte, la chef ajoute 20 gr de caviar. Le luxe absolu.

Pour accompagner ces assiettes, le restaurant offre une courte carte de vins blancs. On y trouve une propriété par grande région viticoles française : Alsace, Bordeaux, Bourgogne, Loire et Rhône. Graves, chenin, Chablis ou Châteauneuf du Pape, on peut se faire plaisir. Et puisque le caviar, c’est la fête, il y a même un champagne de propriétaire tout à fait intéressant, (je le connais puisque j’en ai dans ma cave). 

Le Croque Caviar de Neuvic 

Pour commencer dans l’univers du caviar, je recommande le Croque Caviar de Neuvic. Le croque, emblématique sandwich de la cuisine française se métamorphose en snacking paillettes. La recette garde du plat originel l’idée d’un pain chaud et du jambon. Pour un mariage heureux avec le caviar, le pain est tartiné de fromage frais, garni de jambon de Paris et surmonté d’une quenelle de crème aromatisée citron vodka. Sur la crème, le caviar est délicatement déposé en généreuse portion.

L’intérêt de ce plat, c’est de permettre une vraie dégustation. Je conseille de prendre le temps, de commencer par cueillir délicatement quelques perles noires et de les savourer nature. C’est un pur régal que de sentir rouler, s’éclater en bouche ces perles iodées. Surtout attendez que leur parfum s’évanouisse. Comme avec le vin d’exception, la longueur en bouche du plaisir caviar est durable.

Le caviar en Aquitaine, l’autre trésor gastronomique de la région.

En dehors d’une pause déjeuner, il est possible de déguster le caviar au comptoir. C’est une excellente idée pour faire connaissance avec le Caviar d’Aquitaine.

Si l’histoire du caviar d’élevage est toute récente, les années 80, elle s’écrit en Aquitaine depuis le début. Notre région produit en effet l’essentiel du caviar Français. Notre territoire est historiquement lié au Caviar que l’on dégustait avant la seconde guerre mondiale dans les guinguettes des bords de Garonne. Les Bordelais avaient été initiés au Caviar par les russes blancs, aristocrates établis en France après la révolution soviétique de 1917. 

La surpêche a eu raison de l’espèce sauvage mais la tradition est restée. Laurent Deverlanges a intégré le club très fermé des producteurs d’Aquitaine en 2011. A cette date, il commence sa production en Périgord soutenu par un pool d’investisseurs. Depuis le domaine a grandi. La Marque de Neuvic s’est bien installée dans le paysage du caviar à la française réputé pour sa qualité.

Pour plus d’informations sur Caviar de Neuvic, la chaine You tube du domaine c’est ici : https://www.youtube.com/channel/UCKrPcc3Xn8X7eJaIPPUmtOA

Avec la nouvelle boutique Bordelaise, le caviar s’invite à nos tables. Il devient plus accessible tout en restant un met de fête rare et donc coûteux. Mais quand on sait que madame esturgeon attend 7 ans pour être au mieux de ses capacités, on comprend que la nature commande. Patience et savoir-faire sont les clés du business.

L’offre déjeuner du comptoir n’en devient que plus intéressante. A 23 € la formule, c’est un vrai bon plan. Je vous le recommande pour une expérience originale à tester en duo ou entre amis.

Boutique Caviar de Neuvic pratique :

📪 : 14 passage Sarget, Bordeaux

☎️ : 05 57 59 54 86 

📆 : mardi au samedi

⏰ : Ouvert non Stop 10h 19h

🍽 plat du jour 25 €

Le restaurant d’après confinement, c’est comment ?

Le restaurant en mode Post-covid 19, c’est comment ? Ici, je partage mon expérience, mon premier diner au restaurant depuis le confinement.

Le plaisir de voir du monde.

Pendant le lockout , on a beaucoup cuisiné à la maison. On a échangé nos recettes, on s’est lancé dans des trucs de fou, le pain maison, la brioche et plein d’autres bonnes choses. On était bien entre nous, en famille. 

Mais il manquait un peu d’air à nos diner, une ouverture aux autres, un moment de convivialité. Maintenant que les restaurants ont rouvert, on peut retrouver nos tables favorites. Sortir, voir du monde, cela fait un bien fou.

Etes-vous retourné au restaurant ?

Si oui quelle adresse avez-vous choisi ? Perso, pour mon premier diner en ville, j’ai choisi Mets et Mots, une de mes adresses préférées à Bordeaux. On y mange une cuisine française de saison dans un décor moderne type industriel. 

En cuisine, le chef, Léo Forget, en salle Romain Grenet son associé, deux anciens de chez Pierre Gagnaire. et avec eux une brigade au top.

Ce qui a changé . Ce qui ne change pas.

En version post covid, Mets et mots, c’est des mesures simples de distanciation comme le port du masque en entrant et en sortant. Ensuite, Le personnel reste masqué mais nous les convives, nous pouvons retirer cette protection dès que nous sommes installés à notre table. le déroulé du repas pour les clients, c’est presque comme avant.

Les changements comme la carte dématérialisée sont à prendre comme des points de modernité. Et j’avoue la distance entre les tables, c’est plutôt une bonne chose pour notre confort. Je n’ai jamais fait partie de ceux qui aiment déjeuner sur les genoux du voisin alors un peu d’espace de confidentialité, c’est très agréable.

Au final, on oublie les restrictions et on passe un super moment autour d’une cuisine raffinée. Jolies assiettes, de la technique, des saveurs subtiles, des associations innatendues, le plaisir du restaurant gastronomique est bien là.

Pour vous donner envie, je reviens sur mon expérience d’hier soir

Dans le menu 10 juin, j’avais choisi :

Tarte sablée de coquillages et herbes marines, crème de chou-fleur. Filet de lieu jaune rôti, pois mange-tout à la menthe, crème de riz noir, bouillon fumé et caviar d’aubergines. 

Mignon de porc Ibérique, purée de pois chiches torréfiés, fenouil braisé et cassolette de printemps. 

Crème prise au safran, mousse de fraise au chocolat blanc, sablé streusel et sirop au miel

Un délice. 

Voilà, vous avez compris, on est bien dans le registre d’une cuisine contemporaine et gastronomique. Je n’ai pas besoin d’en rajouter, c’est quand même mieux qu’à la maison. Alors, si vous pouvez allez au restaurant, n’hésitez pas. Les chefs ont encore besoin de notre soutien. 

Mets et Mots, les infos pratiques :

  • On est au 98 Rue Fondaudège. 
  • Ouvert du mardi au vendredi midi et soir et le lundi midi

Vous voulez les tarifs ?

  • Le midi menu à 23€ ou Entrée + plat 19€
  • Le soir menu en 3 plats est à 34€,

Paradoxe, le restaurant de Christophe Girardot

En janvier j’ai testé le nouveau restaurant de Christophe Girardot : Paradoxe.

Christophe Girardot chez lui, presque à Bordeaux

Voilà vingt ans que Christophe Girardot participe à la scène culinaire. Il est resté fidèle à Bordeaux, sa ville natale. Je l’ai connu à la Table de Montesquieu, une superbe adresse gastronomique à la Brède. A l’époque, le chef avait installé, en toute liberté, une cuisine créative servie par des présentations ludiques. Le pot au feu déstructuré était déjà à la carte. je me souviens des oeufs servis en coquille dans leur boîte carton et de la brochette de Saint Jacques posée sur un verre à Bourgogne. Un dîner à la table de Montesquieu, c’était une réelle expérience gastronomique dans un cadre très contemporain. J’en ai gardé un merveilleux souvenir. J’ai encore à l’oreille le petit zézaiement du serveur. En neuf mois, le restaurant avait gagné une étoile au Michelin. nous étions tous conquis. la belle aventure s’est terminé en 2012. Tristesse.

En 2014, nous retrouvons Christophe à la Guérinière, une table réputée à Arcachon. Voici pour mémoire l’interview du chef réalisée à cette époque :

La parenthèse bassin a duré quatre ans. Puis les propriétaires de l’hôtel restaurant ont vendu leur affaire. Christophe Girardot a fait une pause, une jolie balade à moto. En 2019, il reprend du service avec Paradoxe. Le chef rachète l’ancien Cape à Thomas Brasleret. Après vingt ans chez les autres, voici le chef enfin chez lui. The dream comes true.

Paradoxe, une adresse atypique en banlieue bordelaise

Il faut quitter Bordeaux, prendre le pont d’Aquitaine et rejoindre la rive droite pour trouver Paradoxe. L’emplacement du restaurant est assez inhabituel. On n’y viendra pas par hasard.

Imaginez un coin de banlieue à quinze minutes du centre ville, un quartier résidentiel fait de pavillons des années soixante dix et là un restaurant caché derrière une façade toute simple.

Certains Bordelais ne sont pas surpris. Ils sont nombreux à avoir fréquenté les lieux du temps de son créateur Nicolas Magie. Avant de reprendre les cuisines du Saint James en 2012, Nicolas Magie avait fait de la Cape un îlot gourmand. Le chef avait même accroché l’étoile en 2004.

Paradoxe : un défi

Reprendre la Cape, redonner à l’adresse toute son attractivité ne sera pas simple. Pour Christophe Girardot, le challenge est de taille. A Bordeaux, les talents sont nombreux, la concurrence est rude. Pour autant, le chef ne manque pas d’atouts. Il dispose d’un fan club et d’une clientèle fidèle qui le suit depuis la Table de Montesquieu. Il est surtout riche de toute l’expérience acquise au fil de sa déjà longue carrière. C’est un passionné, un gros travailleur qui s’est doté d’un répertoire original. Sa cuisine créative, ses assiettes architecturées, ses recettes bien ancrées dans le Sud-Ouest mais boostées aux saveurs d’Asie contribuent à faire d’un dîner chez Paradoxe, un moment unique.

Pour relever le challenge de Paradoxe, je n’oublie pas Solène Lemonnier, le second, en cuisine. La jeune femme qui a suivi son mentor à Cenon forme un binôme de choc avec le chef. On a hâte de trouver à la carte une de ses créations.

Paradoxe, une cuisine tatouée Girardot

Et au menu chez Paradoxe ?

Le chef nous régale de ses plats signatures. Ceux qui suivent la bibliographie de Christophe Girardot reconnaîtront son style, une cuisine précise, des recettes sur le goût, sur le bel ingrédient. Le chef aime jouer avec les volumes et les formes. Il enferme ses préparations dans un monde géométrique. Cubes, sphères et rectangles s’invitent dans l’assiette. Paradoxe, c’est une cuisine inspirée de Picasso période cubisme.

Le menu du soir s’articule en quatre plats précédés d’une mise en bouche punchy et colorée. Le menu surprise joue avec nos sens. L’oeil s’émerveille des constructions délicates, la bouche se calîne de saveurs gourmandes.

Voici en images, une soirée de janvier 2020

Le pigeon amoureux d’un foie gras de canard, en pelote de pomme de terre

Je n’ai pas testé mais on trouve à la carte ce plat incroyable. Pour l’avoir vu en show – cooking, j’ai une fascination pour l’inventivité de Christophe. J’adore son usage de la machine à découper les légumes et sa faculté à transformer une pomme de terre en tagliatelle.

Le pigeon est entièrement désossé, rôti au beurre. Puis il est amalgamé en boules avec du foie gras cru et enveloppé dans une feuille de blette. L’ensemble est entouré de la pomme de terre en fialment . Avant le service frit à 160° et servi avec le jus réduit.

Œuf imaginaire au caviar d’Aquitaine, barres de butternut confites sous un voile de lard de Colonnata.

L’oeuf au noir, Soulages aurait pu l’imaginer. La recette est du chef Girardot. Je l’ai trouvé dans l’inventaire gourmand du Sud-Ouest. La coque est faconnée dans du beurre pommade parfumé au caviar séché. Elle est remplie d’un jaune d’œuf et de caviar puis soudée, refroidie, recouverte d’une fine chapelure teintée au charbon actif. La préparation est conservée au froid et passé en friture  à 175° avant de servir . 

Dans l’assiette, l’œuf est posé sur un socle fait de butternut confit recouvert d’une fine tranche de lard colonatta.

L’Oursin et sa mouillette « croque mer »

Je termine ma présentation de Paradoxe par l’oursin et sa mouillette croque-mer. Le plat est servi dans une coque de porcelaine façonnée comme un oursin. C’est une salade céleri-pomme verte, avocat et oursin. Elle est assaisonnée d’une émulsion oursin et citron yuzu et accompagnée de sa mouillette beurrée. Celle-ci se compose d’une tranche de pain de mie taillée en rectangle, dorée au beurre et garnie de délicats morceaux de crevettes et oursins. plantes comestibles et feuille d’or en bonus.

Cette entrée résume tellement bien le style du restaurant.

Nous sommes dans le registre de la gastronomie créative. Les fondamentaux sont là : salle confortable, tables nappées de blanc, une mise en scène sublimée par une vaisselle originale avec une assiette dédiée à chaque plat. Une carte des vins bien balancée entre les régions françaises. Et l’essentiel, un chef qui donne avec générosité, qui prend plaisir à partager son idée de la cuisine.

Paradoxe, une nouvelle adresse dans la eat list des Bordelais.

Voilà, Paradoxe c’est donc une nouvelle bonne adresse sur Bordeaux. Elle doit absolument figurer dans votre eat list du moment. Je vous la recommande pour un diner entre amis gastronomes. Pour les amoureux, c’est aussi une idée. Cela manque peut-être un peu de glam. Sans chercher les paillettes, j’aimerais un peu de fantaisie et de chaleur en salle. Côté déjeuner, je vois bien un rendez-vous d’affaires. Les tables sont très espacées, le service courtois, c’est parfait pour le business.

Paradoxe à Cenon, c’est le nouveau restaurant de Christophe Girardot.

Paradoxe

  • 9 Allée de la Morlette, 33150 Cenon – 05 57 80 24 25
  • mardi au samedi midi et soir
  • menu midi 32€, le soir 65€.