Le feu dans la cheminée, les petites filles en robe de fée, la musique joyeuse de Darius Milhaud, une très belle dégustation des vins de la propriété et le meilleur de la gastronomie Sichuanaise, rien ne manquait au Nouvel An Chinois du Clos des Quatre Vents.
Amis, confrères, clients, Madame Lina Fan nous avait réunis pour célébrer l’arrivée de l’année du singe. Belle occasion de découvrir les vins du Clos des Quatre Vents dont un superbe 2005. Ici je laisse parler les professionnels. Hélène Puteaux de Château Dauzac nous livre ses impressions :
Un très joli nez, des aromes intenses qui viennent directement toucher les papilles. En bouche, complexité et fraîcheur, des aromes de fruits et d’épices. Un vin qui nous dit Bois-moi bois moi.

Le fleuron de la propriété bénéficie de l’appellation Margaux. Ses vignes sont idéalement situées entre Margaux et Soussans. Assez classiquement, le vin est un assemblage de Cabernet Sauvignon à hauteur de 60%, 35% de Merlot et 5% de Petit Verdot. Il bénéficie d’une vinification traditionnelle suivie d’un élevage de dix huit mois en futs de chêne.
Château Tayac Plaisance, Villa des Quatre Sœurs, Château Bonneau complètent l’offre du domaine, propriété d’un fond d’investissement chinois, Liaoning Energy Investment depuis 2014. Le Médoc, autrefois, terre d’accueil de générations d’entrepreneurs venus du Nord de l’Europe s’ouvre aujourd’hui à la Chine.
Les nouveaux propriétaires ont joué la continuité, gardé l’équipe en place depuis trente cinq ans et les conseils du célèbre œnologue Boissenot. Ils ont appelé à la direction de la production Jérémie Lurton. Entre tradition et innovation, La greffe est plutôt réussie.Pour le Nouvel An Chinois, la dégustation s’accompagnait d’un voyage dans la chine gastronomique imaginé par le jeune chef Wangxian Xie.
- Des Dim Sum délicats à la farce tendre et parfumée
- Un poulet à la sauce piquante bien pimentée
- De la poitrine de porc confite, fondante en bouche comme un bonbon
- Du canard laqué à déguster dans de mini crêpes de riz
- Un étonnant bar Chrysanthème, le poisson est découpé en forme de fleur avant friture.



Superbe menu de fête !
Je n’oublie pas l’ambiance chaleureuse, comme en famille avec en touche finale un concert privé de piano donné par Marc André, ses élèves Yun Zhang et Fiona Lao.
- Le bœuf sur le toit de Darius Milhaud
- Une Fantaisie en Fa mineur de Schubert
- Le Carnaval de Schuman


Merci à Lina Fan, directrice du Clos des Quatre Vents et à Aurélie Jacquet sa collaboratrice.Très belle année 2016 avec le singe malicieux pour emblème.


Une salle à manger lumineuse où aucune cloison n’arrête le regard, une décoration sobre et chic, de beaux volumes, un jeune chef, Rudy Ballin, formé chez les plus grands (le Royal Monceau côté Carpaccio, Pic à Valence et à la Dame de Pic parisienne), une cuisine délicate et créative, Côté Rue pourrait bousculer la hiérarchie des restaurants Bordelais. J’aime beaucoup !











J’adore la cuisine délicate et précise de Tanguy Laviale superbement mise en valeur par une vaisselle de grès brut. Mardi, j’ai dégusté une poêlée de pétoncles noires, gnocchi, champignons shimeji et écume de coquillages. Visuellement, la pétoncle en noir apporte une note nouvelle pour une assiette de coquillage. En bouche, c’est superbe : une bouffée iodée comme une balade à Belle île. Un plaisir prolongé par le jeu des textures et des saveurs bonus : de la pomme granny pour l’acidulé, des noisettes hachées et torréfiées pour le goût de grillé. Le chef signe là une belle recette cachée sous une apparente simplicité. La suite du menu unique reste dans cet esprit créatif et savoureux. En plat un cochon fermier noir de Cambes, ravioles de chèvre, choux de Bruxelles et émulsion de pignon de pin. Pour terminer, une banane flambée, glace mascarpone, granité citron vert, crumble, gelée de banane verte et meringue citron. Oui c’est assez complexe. Chez Garopapilles, on soigne les détails. Même le pain est maison, de délicieuses fougasses aux herbes accompagnent le repas.







L’ensemble crée un bel équilibre entre tradition et modernité, de quoi satisfaire une clientèle très large. Encore une belle spécificité du Quatrième Mur, l’ultra médiatisation du chef attire à la fois les foodistas à la recherche de nouvelles adresses et un public populaire. Celui là vient attiré par le gros caractère du chef, son franc parlé et sa simplicité et surtout le bonheur de goûter une cuisine gastronomique dans un cadre prestigieux. Leur attente culinaire n’est pas déçue, les assiettes sont généreuses, savoureuses et agréables à l’œil. Une seule pointe d’amertume en fin de soirée, celle liée à l’absence du chef. Les selfies aux côtés de l’ultra-médiatique M.O.F c’était le premier jour.
















L’adresse, proche de la place Pey Berland, fait le bonheur des globe-goûteurs à la recherche d’une cuisine créative et sans frontières. Dans une ambiance lounge-bar, détendu par une bonne musique et une lumière tamisée, tu prends plaisir à déguster une cuisine savoureuse, élaborée à partir de vrais et bons produits et mis en scène de façon toute personnelle par le chef Nicolas Nadau. Tu retrouves des influences asiatiques, des consonances anglo-saxonnes. Jamais de copier-coller dans ces empreints à la cuisine de monde, le chef garde les techniques mais les associe très librement à sa cuisine. Le tempura s’invite en accompagnement guest star du risotto et le club sandwich délaisse son incontournable filet de poulet pour un boeuf et foie gras très bleu-blanc-rouge. Nicolas Nadau n’oublie pas son terroir. J’ai noté une pièce de bœuf assorti de ses frites à la graisse d’oie et aussi une crépinette de jarret de veau confit et fumé, châtaignes en persillade.







